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jeudi 12 février 2015

Adieu, Jacques KAMB..


J'ai mis du temps à réaliser que Jacques KAMB ne verrait jamais le projet terminé, lui qui s'est tant investi dans cette vaste entreprise, pour laquelle il a donné plusieurs entretiens filmés et souhaité que son ultime "Dicentim Poche" en soit le compagnon jusqu'à la sortie du film terminé…

Il m'a fallu du temps aussi pour mettre des mots sur ce blog afin d'accompagner mon camarade Jacques et lui rendre un petit hommage. C'est un moment très dur...

Le film lui sera dédié.

Il suffit de revoir certains articles de ce blog pour se rendre compte à quel point Jacques KAMB en est indissociable depuis le début :

Il y a 2 ans 1/2, quasiment au départ de ce blog pour accompagner le projet, un grand coup de chapeau déjà :
http://vaillant-film.blogspot.fr/2012/08/3-tournages-et-retournages-avec-kamb.html


Et évidemment, il y a le "DICENTIM POCHE", dont l'idée avait germé il y a longtemps, mais dont le projet fut décidé presque parallèlement au départ du crowdfunding pour soutenir le financement du film. Jacques avait envie de réunir quelques récits de ses "poches" et je lui ai suggéré de tout simplement en réaliser un "vrai". Cela faisait un moment que je songeais à lui proposer d'éditer un "Dicentim Poche" mais sans trop savoir comment nous nous y prendrions  D'abord réticent, il s'est laissé convaincre, à condition que je puisse lui fournir quelques gags, des pages de rédactionnel (après avoir trouvé un imprimeur digne de ce nom) et surtout qu'on y parle du projet. De mon côté, j'insistais pour qu'on y parle de.. lui.
En septembre dernier, il me faisait le plus beau cadeau possible : il avait réalisé durant l'été un récit complet inédit de 24 planches, dont le thème était le cinéma et la rencontre fantasmée des principaux personnages comiques de Pif-gadget,  le récit étant rempli d'allusions au film en cours…
Ce sera son ultime récit.



Ci-dessous, un texte que j'avais rédigé à l'intention d'un journal BD, mais dont on m'a dit qu'il ne pourrait pas être publié (trop long, trop tard…). :

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Jacques KAMB était un ami, un véritable compagnon de route pour moi, mais aussi pour tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer.
Il est l'archétype de l'artisan de l'illustration de presse et de la BD comique destinée à la jeunesse.
Il faut savoir qu'il a débuté très jeune, dans les pages de l'Humanité Dimanche dès décembre 1950, alors qu'il n'avait que 17 ans.
Influencé par le trait de Jean Effel, il trouvera rapidement le sien, toujours à la recherche de la simplicité et d'une élégante efficacité.

Comme la plupart des lecteurs de ma génération, je l'ai découvert dans Pif-gadget, d'abord par l'intermédiaire de son personnage de COUIK, l'oiseau bleu préhistorique, à la philosophie humaniste teintée de beaucoup d'ironie.
Et puis évidemment, DICENTIM le petit Franc, qui a faire rire plusieurs générations de lecteurs et a permis à KAMB d'être enfin (re)connu pour un personnage véritablement emblématique de ce journal.
En l'interviewant à plusieurs reprises, dans un premier temps pour lui rendre hommage à l'occasion de la sortie d'un album, quelques mois avant ses 75 ans et les 35 ans de Dicentim, je découvrais un artiste dont les personnages dessinés pour Pif-gadget n'étaient que la partie immergée de l'iceberg.
Ses illustrations de presse (dans L'Humanité DImanche, puis La Vie Ouvrière) ont accompagné avec vivacité les "trente glorieuses", manifestant ses convictions profondes (quoique souvent désabusées), tandis que ses illustrations pour le journal Vaillant offraient une palette complète et impressionnante de sa production : jeux, illustrations pour la rédaction, gags en tous genres, et en 1965 la création avec Jean Sanitas de "Zor et Mlouf", série loufoque de SF, très en avance sur son temps.
On oublie souvent, d'ailleurs, qu'il fut aussi scénariste, et pas des moindres, puisqu'il écrivait des récits pour Cézard, Nortier, et aussi Yves Roy (Hidalgo) pour lequel il créa le personnage de TEDDY TED, plus tard repris et transformé par Roger Lécureux et Gerald Forton !

De son trait, on notera un souci constant de l'efficacité, de la lisibilité, de l'inventivité mais également une vraie poésie, qui lui était propre.
La profonde gentillesse de l'homme se révélait dans son trait, mais pour autant il savait aussi exprimer à travers le dessin la vigueur et la sincérité de ses idées sur la vie des hommes, des femmes, de la politique, de l'avenir du monde… sans pour autant se prendre trop au sérieux.

Homme à l'humour ravageur, très porté sur les joutes verbales et calembours (les lecteurs de Dicentim s'en souviennent…), Jacques KAMB était aussi une personnalité extrêmement pudique, qui mit très longtemps à évoquer son enfance. On sait peu qu'il a échappé miraculeusement aux rafles sous l'Occupation (De son vrai nom KAMBOUCHNER, Jacques était juif), qui malheureusement avaient emporté son père et son frère dans les camps de la mort. A sa manière, modeste et touchante, il en avait composé un récit pour la jeunesse, qui détourne les aspects tragiques de son histoire pour rendre sensible cette période auprès d'un jeune public, à travers un petit livre illustré : "Le petit clown à l'étoile". (Eds LHarmattan)
Jacques KAMB aura accompagné fidèlement toute l'aventure de Pif-gadget, du premier numéro (qui vit également la naissance de son oiseau COUIK) jusqu'à la toute dernière ressortie en date, entre 2004 et 2008.
Depuis, il se consacrait à la réédition de ses récits par des albums que ses fidèles lecteurs se réjouissaient de retrouver, notamment sur les salons BD où Jacques ne lésinait pas sur les dédicaces, toujours personnalisées et accompagnées d'un bon mot.

J'ai eu l'immense joie d'éditer avec lui un "ultime" recueil "DICENTIM POCHE", 34 ans après le précédent (daté de 1980) et j'ai pu le voir à l'oeuvre, avec un enthousiasme toujours présent malgré ses ennuis de santé, inventer, composer, réagir à ce que je lui proposais. Et généralement proposer des idées bien meilleures ou plus pertinentes, évidemment.
Il n'avait accepté l'idée de ce "poche" qu'à condition qu'il puisse accompagner le projet documentaire que je consacre à l'histoire de Vaillant et Pif-gadget, qu'il soutenait depuis le début et dont il est l'un des grands intervenants.
De mon côté, je souhaitais profiter de cette publication pour qu'on évoque ses albums, qu'un autre public fasse mieux connaissance avec cet auteur précieux. Sa modestie était aux antipodes du narcissisme de beaucoup de ses contemporains, et il m'avait fallu un peu lui "forcer la main" pour intégrer dans ces pages une interview de lui ou une illustrations reprenant ses séries d'albums.
Ses fidèles lecteurs, auxquels semblaient se joindre un nouveau public, lui ont fait un chaleureux accueil lors de la sortie du recueil en novembre dernier et je sais que Jacques en était extrêmement touché et fier. Il se faisait d'ailleurs un point d'honneur de dédicacer chaque exemplaire et se souciait constamment de n'oublier personne.
Je conserve de Jacques le souvenir de rires et moments de complicité pendant la réalisation de ce recueil, mais également lors des salons BD au fil des ans (particulièrement en compagnie de Richard Médioni et Françoise Bosquet, pour lesquels il a illustré brillamment les ouvrages consacrés à l'histoire des éditions Vaillant, de Pif, etc. -  notamment "L'Histoire complète" - son grand dessin de couverture représentant la rédaction et les auteurs de Vaillant et Pif-gadget) ou simplement lors de déjeuners, où les calembours accompagnaient toujours plats et dessert. 

Je pense aujourd'hui avec tendresse à son épouse Germaine, qui fut toujours à ses côtés et a suivi l'aventure Vaillant et Pif-gadget elle aussi, en coulisses. Nous nous reverrons souvent, je pense. Une pensée aussi pour ses enfants Marianne et Rémi, très solidaires du travail de leur papa. 

C'était un ami précieux et fidèle, et il me faut ajouter ici que Jacques Kamb était un auteur et un illustrateur très mésestimé, que l'on redécouvrira de plus en plus, et qui apparaîtra trop tardivement comme un artisan absolument essentiel de l'illustration et de la presse jeunesse en France.

Jean-Luc Muller  -  11 fev 2015

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Montage-hommage de séquences tournées au fil des ans avec Jacques, pour laisser de lui une image souriante (cliquer sur l'image pour ouvrir la page de la vidéo)… :




Le petit film complet (26 mn) réalisé amicalement avec des bouts de ficelle, à l'occasion d'une soirée-hommage à Jacques en 2007, est en ligne ici :

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Ci-desssous, des images de Jacques et un minuscule aperçu de son immense
production dans différents registres, et de son talent inimitable :

Dessin pour accompagner l'annonce d'une soirée musicale en l'honneur de Kamb (2007)
Illustration par KAMB de cet ouvrage de référence de Richard Medioni,
où la plupart des grands auteurs ou rédacteurs de Vaillant et Pif-gadget sont croqués
Dernière séance de dédicaces avec Jacques à Paris, le 6 décembre 2014.
2 grands gagmen : KAMB et MORDILLO (en 1973)
Séance d'interview pour le film, en 2012
Dans les années 50-60, KAMB se faisait une spécialité des pages de jeux très fournies...
Jacques préparant avec moi le sommaire du "Dicentim Poche", en octobre 2014 

Consécration : le personnage de COUIK est en couverture et… en gadget. (1971)
Une belle page du récit complet "Bougre de film", destinée au Dicentim Poche…
et également l'une des dernières planches de BD réalisées par Jacques Kamb.

Jacques KAMB, dessinateur de presse...

Annonce pour les aventures loufoques de ZOR et MLOUF
dans "Vaillant le journal de PIf" (1966) 
Le style de KAMB se prêtait merveilleusement aux annonces de ce genre, dans "Vaillant".
Une image de Jacques en interview, en 2011...
Jacques, tel que je me le remémorerai : à sa table de travail, heureux
d'exercer son métier d'artisan de la BD...

Documents © Editions Vaillant et © Jean-Luc Muller  sauf dessin de presse © La Vie Ouvrière et "L'Histoire complète" © Vaillant Collector

mercredi 8 août 2012

3. Tournages et retournages avec KAMB !

Ah, Jacques Kamb ! 
Je ne sais par où commencer cette longue chronique, car Jacques a été le tout premier des auteurs de Vaillant et Pif que j'aie rencontré et filmé ; celui que j'aurai filmé le plus souvent et le plus longuement ; celui que j'aurai filmé pendant qu'il collaborait avec la nouvelle version de Pif-Gadget (2004-2008) et également après la fin de cette histoire-là ; le tout premier auquel j'ai consacré un DVD sur sa carrière, et puis, tout simplement, Jacques Kamb est devenu un ami.

Inutile de préciser que dans mon film, il tiendra une place importante puisqu'il est le seul auteur de BD vivant à avoir pu travailler dans TOUTES les versions de Vaillant et Pif-gadget, et ce dès le début des années 50 !
Jacques Kamb a débuté comme dessinateur de presse et son trait - assez proche de celui de Jean Effel - a servi en particulier pour des gags ou rubriques "humo" dans le quotidien L'Humanité, puis dans le journal Vaillant. (voir en fin de cette chronique un extrait vidéo sur cet aspect de sa carrière).


(Jacques Kamb en 1973, quand sortait Dicentim le petit Franc dans Pif-Gadget)

Les anciens lecteurs de Pif-gadget connaissent son personnage de "Couik, l'oiseau préhistorique"  (créé dans le premier numéro de Pif-Gadget en 1969) et surtout "Dicentim le petit Franc", dans le journal à partir de 1973. (et tiens, curieux hasard, Dicentim aura pile 40 ans lorsque ce film sera terminé !). Chaque fois que j'ai évoqué Pif-gadget et les personnages du journal auprès d'anciens lecteurs, au cours du tournage, Dicentim était l'un des rares à être systématiquement cité.

Je ne vais pas m'étendre sur l'immense carrière de Kamb ou ses diverses bandes et albums.
Pour tout savoir sur lui, il y a UN site, et un seul, dans lequel absolument tout ce qu'on peut imaginer sur Jacques Kamb est répertorié par son plus grand fan monomaniaque : Frédéric Maye. Ce site est le DICENTIMBLOG :




Premières rencontres.

J'ai fait la connaissance de Jacques Kamb en 2004, au cours de la soirée de lancement du nouveau Pif-Gadget (déjà mentionnée, avec clip vidéo, dans la chronique précédente).  Plus tard, il a fait partie de l'équipe de "Période Rouge", la revue gratuite (uniquement sur le web) qui proposait une foultitude de dossiers richement illustrés sur l'aventure de Vaillant et Pif-Gadget.
En 2006, je me propose de recueillir auprès de lui un témoignage de son parcours avec Vaillant et Pif, et le premier tournage (en vidéo DV, à l'époque) eut lieu pendant un Salon de la BD de Collection.
Nous nous sommes retrouvés chez lui pour plusieurs sessions d'entretiens filmés.
(photo ci-contre © Totoche)


L'année suivante, j'en tirai un film de 26 mn (inédit, uniquement édité en DVD et mis sur le net par "épisodes", à l'occasion des 75 ans de Jacques) pour lequel je réalisai au passage ma toute première animation (de quelques secondes !) pour le générique, puisque je faisais voltiger Couik au-dessus du royaume de Poilempogne...

La même année, Jacques sortait son premier album consacré au personnage de Couik, auquel très rapidement allaient succéder une dizaine d'autres albums de ses personnages principaux : "Dicentim le petit Franc" et "Zor et Mlouf". Une projection du film et une soirée de dédicaces (en musique !) pour fêter ça eut lieu à Paris...
(Voir les liens vers des séquences du film en fin de cette chronique).


(Quelques privilégiés ont pu se procurer ce petit DVD hors-commerce, à sa "sortie".
Pour ceux que ça intéresse, je peux éventuellement en fournir si on m'écrit pour cela. Comme il est créé à la demande, il en coûterait 12€. 
Je précise que ça ne me rapporte pas un kopeck et que je fais cela à titre exceptionnel, et seulement si on me le demande gentiment et sans faire de fautes d'orthographe... !!)


Deuxième salve :
Fête de l'Huma et confidences...

En septembre 2007, j'accompagnais - toujours armé de ma caméra - Jacques Kamb, Richard Médioni et quelques autres sur un stand de la Fête de l'Huma.
L'occasion de voir Kamb en contexte de dédicace, mais aussi de rechercher à quoi pouvaient ressembler l'ambiance des stands de Pif-Gadget de la grande époque, au début des années 70...
Dans le petit clip que j'ai tiré de ce moment ensoleillé, on retrouve Jacques et son fils, ainsi que Gérard Miller (ha ha) et on se rend compte de la convivialité de cette "camaraderie" qui n'est pas, dans ce cas, un mot uniquement de circonstance... (cliquer sur l'image : )


A cette occasion, j'ai également tourné une séquence dans laquelle on voit Jacques préparer des cartons de ses albums et évoquer ses souvenirs de la Fête de l'Huma. Ces images sont restées inédites et je ne sais pas encore si elle s'inséreront dans le film.

3ème acte : Jacques et les vétérans !

2009 a été le tournant décisif dans l'idée de faire un jour un grand film sur l'histoire de Vaillant et Pif. Puisque j'avais commencé à interviewer d'anciens auteurs, j'allais continuer (tout en écrivant la trame du documentaire) mais les tournages seront désormais en HD : interviews d'auteurs, archives, reconstitutions éventuelles, reportages, et trouvailles en tous genres. Un clip avec André Chéret pour les 40 ans de Rahan, dont les images non montées sont réservées au documentaire, 2 tournages avec Gerald Forton, idem. Et également les rencontres et interviews de plusieurs autres auteurs... mais je préfère garder quelques surprises pour plus tard... ;-)
L'année suivante, un festival organisé à Bourgoin-Jailleu est l'occasion de filmer les retrouvailles de 3 piliers "humour" de l'histoire de Pif-Gadget : Jacques Nicolaou, Yannick et bien entendu Jacques Kamb.
Cette rencontre au sommet du gag n'était pas survenue depuis les années 70 !
(photo © J-Luc M.)
Non seulement l'événement me permet d'archiver des images formidables sur place (rencontres, débats sur Pif-gadget, etc...), mais en prime je mets en boîte des interviews de Nicolaou et Yannick (j'y reviendrai dans une chronique ultérieure) et je rencontre un couple dont l'histoire est "intimement" liée à Vaillant, puisqu'ils vendaient les premiers numéros en 1945 alors qu'ils étaient encore gamins...

Rebelote : "Coupez ! Cette fois, c'est la bonne !"

Depuis la sortie du petit film en DVD consacré à Jacques Kamb (c'était la première fois qu'on s'intéressait en format audiovisuel à la carrière de Kamb !), je me disais qu'il était vraiment dommage que Kamb soit in fine le "mal loti" parmi tous ces auteurs de BD du film, surtout en regard de sa longévité. Mal loti en termes de qualité d'images ! Les interviews ayant servi au montage du sujet en question avaient été réalisées en format DV, tandis que par la suite, tout le monde a eu droit au traitement haute-définition (qui est devenu la norme en télévision, puisque plus aucun poste TV vendu n'a désormais de format "carré", et par ailleurs la définition de l'image est sans comparaison.)

En 2011, nous décidons de nous retrouver chez lui pour une "ultime" séance de torture filmique, et non seulement cela me permet de refilmer des séquences, mais surtout dans l'intervalle d'autres archives et découvertes permettent d'aller un peu plus loin. En outre, ma propre perception de l'histoire de Vaillant et Pif-gadget a beaucoup évolué (surtout après lecture de "Période rouge !") et les sujets abordés sont plus approfondis.
(photo à droite : © Rémy Kamb)

Ci-dessous une image tirée du tout premier tournage d'interviews et ensuite 2 images provenant des rushes HD.
Comme on dit : "y'a pas photo !"... :


(Ci-dessus : image DV du tournage de 2007 - en-dessous : 2 images tirées du tournage HD de 2011)

("Arnal, c'était la perfection !", s'exclame Kamb dans cette séquence)


Pour finir en images : du beau, du bon....


En haut : souvenir des couvertures de Jacques Kamb pour "La vie ouvrière" dans les années 70. Un style dynamique et plein de fantaisie...  Ci-dessous : caricature de Jacques Séguéla dans les années 80. Kamb a "croqué" de nombreux portraits dans ce style, dans les années 80.


Ci-dessous : dernière case du tout premier gag réalisé par Kamb pour la reprise, après 25 ans d'absence, de son personnage Couik... :

Au printemps de cette année s'est tenue une formidable expo consacrée à Pif-gadget... à Bucarest ! 
Si j'en ai le temps, je reviendrai peut-être sur cet événement auquel, malheureusement, je n'ai pu assister. Je tenterai d'en récupérer quelques images "d'archives", histoire de mieux évoquer l'impact de ce journal sur la jeunesse roumaine (et plus largement sur la jeunesse du "bloc Est", privée de lectures capitalistes occidentales... à l'exception des publications Vaillant, encore considérées là-bas comme "camarades" par le régime en place, et permettant accessoirement aux gamins roumains d'apprendre le français avec bonne humeur.... Jacques Kamb fut l'invité d'honneur de l'inauguration, en compagnie de Mircea Arapu, dessinateur ayant repris plusieurs personnages dans la dernière version du journal et dont le blog offre notamment ce petit compte-rendu en images (cliquer sur l'affiche) :

J'aurai l'occasion de reparler ultérieurement de Mircea (interviewé l'an dernier pour le film)... et de la sortie de son livre !  :-)

Et enfin...
UN SCOOP ! Un dessin réalisé pour moi, histoire de se souvenir que Zor et Mlouf, en 1965 dans Vaillant, avaient inventé deux ou trois choses qu'on retrouverait sous une autre forme (mais en moins comique !) au cinéma... :




Cette chronique fut particulièrement longuette.... mais Kamb méritait bien ça !
Promis : la prochaine sera beaucoup plus digeste en lecture !



Les liens pour s'y retrouver :

Le DICENTIMBLOG ! : pour TOUT savoir sur Kamb... et plus encore !

"Le petit monde de Kamb" - séquence dessins de presse

"Le petit monde de Kamb" - séquence "la saga Couik"

"Le petit monde de Kamb" - séquence sur l'histoire de Dicentim

Interview vidéo : Kamb fête ses 75 ans et répond aux questions des lecteurs

Fête de l'Huma 2007 avec Jacques Kamb et l'équipe Vaillant Collector

Le blog de Mircea Arapu