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mercredi 17 mai 2023

SUPERMIIIAAAOOUUUUU

SUPERMIIAAAOU !!!!

Il arrive parfois qu'une nouvelle illumine la journée d'un (vieux) lecteur de bédés. Oui, vous savez, ces machins qu'on trouvait en kiosques, qu'on payait en francs, et qui se présentaient sous la forme de fascicules proposant des récits et gags en noir et blanc et en couleurs... parfois accompagnés d'un petit gadget.
Je vous parle d'un temps que les moins de 40 ans... etc...
Eh bien, cette nouvelle, que m'avait confiée il y a un bon bout de temps Bilitis Poirier (la fifille de Jean-Claude) était le projet de l'édition en intégrale des aventures de "Supermatou" ET d'"Horace, cheval de l'ouest", deux créations de son papa pour Pif-Gadget au cours des années 70.

"ALLELUIA !" fut, de mémoire, le premier mot qui me vint alors à l'esprit.

Mais Bilitis s'était lancé un défi homérique. Avec opiniâtreté, elle dut retrouver la trace de tous les récits (y compris ceux qui n'avaient pas été publiés dans le Pif-Gadget "normal", mais dans des hors-série, etc.), et surtout rescanner en haute résolution et retravailler chaque planche, retrouver les couleurs initiales, corriger les (nombreux) défaut d'impression de l'époque (mauvais rendu ou décalage des couleurs), et redonner à l'œuvre paternelle le lustre et le dynamisme qu'elle méritait.
 


 

(Ci-contre : Bilitis Poirier avec un peu de doc, au cours d'un entretien destiné à la Ouf-Gazette, qui sera publié le mois prochain - Photo J-Luc M)

 

Parlons de Supermatou...

Il fit son apparition dans le n°321, sous la forme d'une annonce qui laissait présager l'arrivée d'un personnage vraiment fracassant, reprenant quelques codes de Superman... et ceux de sa parodie ! Mais s'il devait autant au personnage Maximax, créé avec Jacques Lob en 1964, qu'à celui de Superdupont (créé en 1972) ou même de Benoît Brisefer (créé en 1960), Supermatou et son acolyte le chien Robert avaient bien d'autres ambitions, et leur créateur allait offrir aux lecteurs de Pif-Gadget un véritable condensé de ses trouvailles loufoques, un remède contre les mercredis pluvieux et le véhicule débridé qui allait lui permettre d'ouvrir grand les vannes de son inspiration farfelue. (Oui : ce véhicule n'était autre que le fameux car à vannes, dont la légende hante encore les marges des feuillets d'humoristes en panne...)

Ci-dessus : la page d'annonce pour Supermatou dans le Pif-Gadget n°421, en avril 1975.

Saviez-vous, d'ailleurs, que la parution du héros fut précédée d'une véritable arnaque éditoriale auprès des lecteurs ? C'est hilarant, digne des gags de Poirier... et je vous raconte ça, avec Bilitis, le mois prochain ! ;-)

Les récits de Supermatou, dont le costume subit quelques transformations au cours de ses récits (vous ne vous en souvenez plus, mais tout au début son costume comprenait une queue et était assorti de griffes aux "pattes" !), avaient une particularité, parmi d'autres : ils étaient le prétexte à une mise en abîme du rôle d'un (super) héros dans un journal pour enfants et une remise en question du contenu d'une page de BD comique, rien que ça. ! Les cases des histoires étaient souvent truffées de références ou de gags qu'on ne repérait qu'à la deuxième lecture, et parfois ces références venaient carrément phagocyter l'action en cours !

Avec cette série, les enfants qui lisaient Pif avaient droit à leur première leçon de post-modernisme loufoque... déjà à l'œuvre dans Horace, cheval de l'ouest. Avant Poirier, seuls Goscinny et Gotlib étaient parvenus à ce niveau dans la BD humoristique française, tout en restant lisibles par des enfants.

Poirier ne se privait d'ailleurs pas d'évoquer directement (et de manière iconoclaste) le journal où il paraissait ou faire allusion à d'autres personnages ou références extérieures à lui. C'est un peu pour cela qu'il reste si contemporain et que sa lecture continue de nous enthousiasmer.

L'autre raison à ce plaisir ultime, c'est le trait de Poirier : il parvenait à être à la fois rond et amical, tout en restant percutant, hyper-dynamique, mais sans jamais rien devoir à l'école franco-belge. C'est peut-être son plus grand exploit : à aucun moment, malgré l'inspiration dite des "gros nez", ne peut-on penser qu'il empruntait à Roba, Jidéhem ou autre Peyo, proposant au contraire sa propre syntaxe visuelle et son sens aigu (et personnel) de l'autodérision graphique.
Le plus grand ennemi de Poirier et Supermatou, à tout jamais, ne fut pas l'insupportable Agagax, mais bien l'esprit de sérieux.

Ci-dessus, dès la première bande (avant super "remasterisation" par Bilitis Poirier) parue dans Pif-Gadget n°322, du premier récit de Supermatou. Un univers loufoque se mettait en place et on aperçoit déjà une mention très décalée au journal qui abrite cette histoire... (Et ce petit écriteau se répètera dans plusieurs cases de la première page... et dans tous les sens.)

La réédition

Les éditions Revival proposent, avec Bilitis Poirier, une intégrale en 2 volumes.
Le premier volume parait aujourd'hui 17 mai, et c'est un pur régal.
Il s'agit d'un vrai travail éditorial de haute tenue, sur beau papier, qui va faire oublier les honteuses et approximatives éditions pirates, lesquelles se contentaient de compiler de mauvais scans, et elles étaient d'ailleurs incomplètes...

Bilitis a cherché à rendre justice au travail de son père, et pour cela s'est attelée à un travail de bénédictin (si j'utilise le féminin, on pourrait croire que j'évoque une liqueur...) qui lui a pris pas loin de 3 ans à temps complet (mais elle avait entamé son travail préalable il y a une douzaine d'années !). Non seulement elle a retrouvé les "vraies" couleurs de Supermatou et nettoyé chaque case, mais elle s'est donnée pour mission de ne jamais céder à la tentation du "faire joli" en ajoutant ici un dégradé, ou là un effet que seul l'informatique autorise.
On ne peut pas résumer la chose autrement : ce qu'on a entre les mains, avec ce volume de près de 300 pages, c'est tout simplement la quintessence du pur jus de Poirier ! (oui, j'assume) ;-)

J'ai un peu triché, en inversant l'image pour que
vous puissiez admirer ce magnifique supermatampon ! ;-)

Cerise sur la crème du gâteau :

Bilitis a réussi à convaincre (très facilement, car il était fan !) le célèbre Tampographe Sardon de créer de magnifique tampons à l'effigie des héros de Poirier ! Autant dire que les albums qu'elle aura l'occasion de dédicacer ne seront pas seulement signés, mais tamponnés pour en faire les joyeux de tout bédé-bibliophile qui se respecte ! Ah mais !

Infos de l'éditeur Revival : https://editionsrevival.fr/livres/supermatou/

-->  Ici, le site officiel de Supermatou...
...qui est en fait celui de Bilitis Poirier
!

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Le mois prochain, les abonnés de la Ouf-Gazette découvriront un grand dossier assorti d'un long entretien exclusif avec Bilitis Poirier au sujet de Supermatou, qui permettra de découvrir sa genèse (et au passage celle de son prédécesseur Maximax !), avec quelques archives personnelles, souvent très rares et inédites. Christian Flamand, qui fut l'assistant de Poirier, et reprit Supermatou pour le format "poche", m'a également confié ses souvenirs du travail avec Jean-Claude Poirier.  
Et selon notre tradition, il y aura une version vidéo de ces entretiens !


Le portrait ci-dessous, réalisé à l'issue du 2nd des deux entretiens (celui qui fut filmé), présente Bilitis posant fièrement avec ce premier volume, en compagnie des personnages de son papa... ce dernier trônant (au sens littéral) derrière elle ! (Merci à elle, qui m'a trouvé et confié les illustrations à intégrer dans le décor !)
Ce portrait fera d'ailleurs partie d'une petite expo à partir du 29 mai, et il sera entouré d'autres portraits d'auteurs de BD ayant travaillé pour Pif-Gadget... entre autres chose. 
(Du 29 mai eu 25 juin, au Baron Rouge, 1 rue Théophile Roussel, Paris 12e)

... et ZOUF !!!! ;-)

- Jean-Luc Muller



jeudi 22 septembre 2022

François Corteggiani, 1953-2022

Il est souvent question dans ces pages de la disparition d'un auteur ayant travaillé pour le journal, qui nous a marqués, que nous apprécions, etc.
Bien souvent, celui qui m'appelait pour m'apprendre la triste nouvelle (ce fut le cas l'an dernier pour Mandryka, par exemple), c'était François Corteggiani.
Je n'aurais jamais imaginé qu'il s'en irait soudainement, le jour de son anniversaire (21 septembre, début de l'automne), à l'âge de 69 ans à peine, et que nous nous retrouverions tous à évoquer sa disparition... à lui... :-(

Je vais simplement reprendre plus loin le texte posté sur Facebook aujourd'hui.
Il y aura des hommages très nombreux, car Corteggiani était réellement le "monstre" de la BD populaire, qui avait connu à peu près tous les grands auteurs, avant d'en devenir un à son tour, et faisant participer un très grand nombre de dessinateurs à ses diverses créations ou reprises. Quand on pense qu'il reprenait depuis de nombreuses années le scénario de séries aussi célèbres que Jonathan Cartland, Guy Lefranc, Blueberry...
C'est dire à quel point il vient de laisser un grand vide.


Ci-contre : en 1993, à l'époque où Pif-Gadget cessait de paraître, François Corteggiani avait eu droit à un grand entretien, et la couverture,  dans HOP! - revue créée et dirigée par un ancien du journal : Louis CANCE.

En 2012, il avait même réussi à écrire un album des Pieds Nickelés, avec son ami Herlé au dessin, et ils préparaient un second album prévu pour l'année prochaine, mais qui ne verra pas le jour.
Voici la couverture de l'album paru.


Il y a 2 ans, il avait eu le plaisir d'éditer lui-même, dans un bel album, l'intégrale de sa série pour Pif-Gadget, Pastis (nous en avions fait la promo alors), qui était indirectement un hommage à son grand frère Jean-Pierre Corteggiani, archéologue. Ce dernier s'était éteint en début d'année.


Son caractère entier, parfois emporté, dissimulait une vraie générosité, tandis que sa carapace d'auteur solitaire cachait mal son plaisir d'être (bien) entouré. La création de son "Bistro-BD" était peut-être la manière parfaite qu'il avait trouvée pour créer ce grand moment de convivialité indispensable.
Voici le lien pour parcourir l'article illustré (et le film de l'événement) à l'occasion de l'édition 2013 de son "Bistro-BD".
Ce jour-là, François fêtait aussi ses 60 ans :

http://mandrake-de-paris.blogspot.com/2014/03/bistro-bd-dedicaces-au-soleil.html

Il est tout de même troublant, pour ne pas dire plus, que l'auteur qui avait repris le scénario du Pif d'Arnal fasse exactement comme ce dernier, et "choisisse" de nous quitter précisément le jour de son anniversaire. Il aimerait certainement cette info paradoxale et la partagera à coup sûr avec son ami Mandryka, quand il le retrouvera.

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Facebook - 21 septembre 2022 - 13h

C'est complètement hallucinant...
On souhaitait son anniversaire hier à François Corteggiani (qui fêtait ses 69 ans) et ce matin on apprend sa disparition.
Dans 10 jours doit se tenir le Bistro-BD qu'il avait créé à Carpentras et qui était la réunion la plus conviviale possible d'auteurs de BD et de lecteurs, sous le soleil provençal...
C'était (incroyable de parler de lui à l'imparfait...) un pilier de la BD franco-belge (mais aussi italienne !), le scénariste d'innombrables séries (La jeunesse de Blueberry, Lefranc, mais une infinité de bandes dans tous les registres - il avait même repris les Pieds Nickelés, dessinés par son ami Herlé). Ceux de ma génération se souviennent évidemment de sa reprise du personnage de Pif dans le journal éponyme (dont il fut le rédacteur en chef BD dans les années 2000, lui qui avait passé une bonne quinzaine d'années au journal à partir de 1973). Et depuis 2011 il était l'auteur des fameux "strips" de Pif le chien dans le journal qui avait vu la naissance du personnage en 1948 : L'Humanité.

(Ci-dessous, son 1000ème strip, hommage à Arnal :)


C'était un interlocuteur toujours passionné, animé, fondu de BD, collectionneur invétéré, qui emplissait l'espace physique et sonore, qui était devenu la centrale atomique de la BD populaire, connaissant et fréquentant tous les auteurs, lui qui avait également constitué un véritable réseau avec les dessinateurs italiens, lesquels avaient grâce à lui fait partie de l'aventure Pif, notamment.
Quel que soit le projet BD qui voyait le jour, non seulement François était le premier au courant... mais bien souvent il en faisait partie, ou avait été consulté avant sa mise en chantier.
Le nombre d'auteurs de la génération "post-Pif" qui lui doivent quelque chose est proprement incroyable.
Il m'avait permis de rencontrer les auteurs de son Bistro BD, et nouer quelques amitiés. Je me souviens d'ailleurs que la dernière fois que Mandryka s'était vraiment bien amusé à signer des dessins, c'était là-bas. (Et quand Nikita est mort l'an dernier, subitement, François ne s'en était pas remis).

Les voici en 2013, à Paris, s'amusant comme des sales gosses, en fin de repas :


Et c'est grâce à lui que j'avais notamment pu interviewer le grand Cavazzano.
On reparlait de tout ça au téléphone il y a 2 semaines à peine. J'ai appris qu'il s'est éteint, assez brusquement, à la fin d'un beau repas et entouré de sa famille et ses amis, venus fêter son anniversaire. Je suis certain qu'il n'aurait pas imaginé son départ autrement, mais évidemment quelques décennies plus tard...
Encore sous le choc, je partage une photo prise il y a 12 ans, et qu'il aimait bien (je l'avais alors surnommé "l'Orson Welles des p'tits Mickeys"), et plus bas une autre pour l'édition 2015 du Bistro-BD.
 
Toutes mes pensées à ses deux fils, Baptiste et Timothée, qui vont devoir reprendre la baraque, ce qui va être très lourd et compliqué.
(Baptiste travaillait avec François sous le pseudo Bonaventure, et assurait entre autres les couleurs du Pif dessiné par son père).

Ciao, l'ami François.

Jean-Luc Muller - 22-09-2022
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MISE À JOUR, décembre 2022 :
Sur le site BDZoom, Henri Filippini rend hommage à François Corteggiani et tente l'exploit de passer en revue la production phénoménale de Corteggiani. C'est en 2 parties, à lire ici :

http://bdzoom.com/182586/patrimoine/passion-bande-dessinee-hommage-a-francois-corteggiani%E2%80%89-premiere-partie/

http://bdzoom.com/182719/patrimoine/francois-corteggiani-passion-bande-dessinee%E2%80%89-seconde-partie/
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Ci-dessus : François en 2015, fier de présenter l'affiche dessinée par son copain Mandryka.

Ci-dessous
: montage-maison à partir d'une photo prise à la rédaction de Pif-Gadget à la fin des années 70. On y reconnaît Jacques KAMB (derrière l'enfant), le rédacteur Claude BARDAVID, André CHERET (au centre) et derrière lui, la tête qui dépasse est celle de François CORTEGGIANI :


 Épuisés, après une longue journée, non-stop, de Bistro-BD en septembre 2013 :

François Corteggiani au travail sur un strip de Pif le chien, en 2012 :

 
 François Corteggiani avait voulu dès 2014 réunir ses "strips" de Pif dans l'Huma en recueils.
Mais faute de pouvoir convaincre L'Huma (qui avait d'autres difficultés à gérer) ou un éditeur pointu, il avait décidé finalement de sortir ça lui-même, en pirate : ce sont les 200 premiers gags qu'il avait compilés (et ils étaient tous mis en couleurs, par son fils, car il faut savoir que les strips ne paraissaient, au début, qu'en noir et blanc, avant de passer à la couleur en cours de route).
Corteggiani se dessinait en 4e de couverture un peu comme il s'imaginait : en franc-tireur de la BD, sale gosse éditant ses petits strips au nez et à la barbe du grand patron, et à destination de son groupe d'aficionados... (Ce recueil est tellement "hors des clous" qu'on n'y dénichera aucune mention d'éditeur, dépôt légal, prix, nom de qui Que ce soit... Il en avait tiré 500 exemplaires, et je me demande s'il ne les avait pas tous vendus très rapidement d'ailleurs !)

Petite dédicace à l'auteur - une parmi d'autres - avec la référence à mon idole BD d'enfance, Mandrake :


 

lundi 5 septembre 2022

Il y a 40 ans, Arnal...

Un triste jour de septembre 1982, les membres de la rédaction du journal Pif-Gadget apprenaient peu à peu la nouvelle de la disparition du créateur de Pif le chien, auquel ils devaient le nom du journal pour lequel ils travaillaient, mais aussi un certain état d'esprit graphique, et des personnages dont le point commun était la gentillesse, et une certaine rondeur graphique. 
 
José Cabrero Arnal, auteur et illustrateur espagnol, réfugié en France à la Libération, rescapé des camps de Mauthausen, avait été accueilli par des camarades qui lui trouvèrent rapidement un travail que sa santé précaire lui permettait d'effectuer et prolongeait le début de sa carrière dans les illustrés espagnols : il dessinera pour des journaux français (en l’occurrence, ce sera L'Humanité), puis pour un illustré jeunesse (Vaillant) et d'autres titres ensuite.
On lui doit en France plusieurs personnages - toujours animaliers d'ailleurs - dont les premiers à connaître la notoriété seront Placid et Muzo, en première page de Vaillant. Pour le numéro de Pâques 1948 de L'Humanité-Dimanche, il créera le personnage de Pif le chien, sous forme de strip quotidien. Ce dernier rejoindra les pages de Vaillant pour Noël 1952 et ne quittera plus jamais le magazine, dont le nom empruntera progressivement celui de ce personnage, jusqu'à la création en février 1969 de la formule Pif et son Gadget Surprise, rebaptisé ensuite simplement Pif-Gadget.

La petite famille créé par Arnal autour de Pif le chien.

À la rentrée 1982, l'annonce de la disparition du créateur de Pif remua quelque peu le milieu de la presse BD, et les hommages fusèrent : on redécouvrit soudain l'importance qu'avait eue cet artiste discret mais indispensable, au parcours douloureux mais à la bonhomie restée intacte.
Et on se rendit compte aussi, avec étonnement, qu'il avait disparu précisément le jour de sa naissance, un 6 septembre. Comme s'il fallait absolument boucler la boucle, discrètement.

Dans 3 mois, un grand dossier sera consacré dans la Ouf-Gazette (des anciens lecteurs du journal) à José Cabrero Arnal et ses personnages. Aujourd'hui, nous avons choisi de lui rendre hommage à travers quelques souvenirs et archives.

Ci-dessus : l'annonce de la disparition d'Arnal dans L'Humanité-Dimanche début octobre 1982 (on y republiait le tout premier "strip" du personnage, datant d'avril 1948) et en-dessous l'une des photos de Jean Texier, tirée d'une série prise chez le dessinateur en 1974, et qui servira ensuite pour divers articles.

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Témoignages de ceux qui ont connu ou côtoyé Arnal, à l'époque où ils travaillaient dans le journal. (D'autres témoignages viendront les compléter pour un dossier de la Ouf-Gazette, à la fin de l'année) :

"Arnal était à l'image de son personnage : Pif était un chien foncièrement gentil, malin, qui se retrouvait dans des situations absurdes, parfois en conflit contre l'autorité, et dont il devait se sortir en gardant le sourire. Comme lui, son auteur était un vrai "gentil". 
Et quand il passait au journal, ce journal qui portait le nom de son personnage, Arnal donnait toujours l'impression de nous devoir quelque chose, alors qu'en définitive c'est nous qui lui devions tout."

- Richard Medioni - Arrivé à la rédaction du journal en janvier 1968 - Entretien de 2015.

Ci-contre : photo d'Arnal aux côtés de son épouse, par Willy Ronis pour le journal Regards, en 1948.
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Jean Ollivier m'avait appris la nouvelle en septembre 1982. Attristés, je me souviens que nous étions alors partis boire un verre à sa santé.
À l'époque, il ne passait plus au journal, mais je me souviens que Michel Motti (arrivé au journal fin 1969, et qui faisait partie des dessinateurs de Pif depuis 1974) en parlait souvent, car c'était quelqu'un qui l'avait marqué et avec lequel il ressentait un lien très fort. De mon côté, je n'avais pas eu l'occasion de croiser souvent Arnal, étant arrivé au journal un peu plus tard, mais l'image que je garde de lui, c'est celle d'un petit Monsieur discret, habillé en gris, avec un veston et une cravate. Ce qui m'avait marqué, c'était sa façon de fumer sa cigarette, à l'intérieur de la paume, comme s'il y avait un peu de honte à ça. Je me souviens aussi de sa voix, avec cet accent caractéristique.
Son style était très rond, et je le comparerais à quelqu'un comme Tezuka au Japon, pour le côté animalier et un trait doux et feutré. C'était un très très grand dessinateur.
Ses couvertures de
Roudoudou ou de Placid et Muzo étaient superbes, et méritent qu'il soit au Panthéon des illustrateurs.  

- François Corteggiani (Arrivé au journal fin 1973 - scénariste et dessinateur de Pif)

Strip-hommage à Arnal en 2018, qui était également le 1000ème dessiné par Corteggiani dans L'Humanité.

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Son dessin était tout en rondeur, c'était vraiment adorable. C'était un grand dessinateur et en voyant ce qu'il faisait à l'époque de Vaillant, je ne m'imaginais même pas réussir un jour à me hisser à un niveau comparable. Pour moi, Arnal, c'était la perfection. 

- Jacques Kamb  (Entretien en 2013)

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C'était vraiment un grand Monsieur, toujours gentil, très humble. Et alors, un coup de crayon et de pinceau vraiment épatants. C'était d'un niveau... Je peux dire que je lui dois tout, d'une certaine façon. Quand on m'a proposé de reprendre ses Placid et Muzo, il m'a encouragé, était toujours extrêmement sympathique, alors qu'il aurait pu me prendre de haut.
Il m'avait même proposé de m'offrir ses crayons, ses pinceaux... Je ne pouvais pas accepter, je ne me sentais pas à la hauteur, ça me gênait. Et chaque fois que je revois ses dessins, ses couvertures, etc., c'est vraiment parfait, il n'y a rien à redire, chapeau.
 

- Jacques Nicolaou (Entretien en 2012)


 Placid et Muzo par Arnal, en 1946.

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Je l'avais rencontré quand le journal m'avait proposé de travailler sur Pif (en alternance avec Louis Cance). C'était un Monsieur très gentil, sans aucune espèce d'égo.Il était très effacé et pouvait même passer quasi inaperçu. Il menait une vie simple, allait revoir ses copains quand il le pouvait, et parmi eux d'ailleurs quelques anciens camarades de l'époque de sa captivité. Sa santé était restée très fragile, mais il se sentait mieux quand il passait à l'atelier, ou qu'on allait prendre un verre. Il me donnait des conseils qui étaient toujours très précis, logiques, et je prenais des notes qui m'ont beaucoup servi pour m'améliorer. Je l'ai côtoyé de cette manière une vingtaine de fois, peut-être, et quelque fois aussi chez lui.
Je trouve que le journal ne l'a pas traité correctement, et en tous cas pas à la hauteur de ce qu'il représentait. On travaillait quand même dans un journal qui portait le nom de son personnage !
 

- Yannick (qui reprit en alternance le dessin de Pif à partir de 1969, puis connut le succès grâce à Hercule)

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Annonce pour la sortie de l'ouvrage Une vie de Pif, sous la direction de René Moreu, en octobre 1983.

Quand j’ai appris la mort d’Arnal, cela faisait un long moment, peut-être deux ou trois ans, que nous n’avions plus vraiment de nouvelles de lui. Il semblait couler une retraite à peu près paisible, après une vie très mouvementée.
Mais rétrospectivement, pour moi, après quarante ans, le sentiment qui domine c’est une succession de regrets. Je suis d’ailleurs en train d’écrire un texte à ce sujet.
Il y a notamment le regret de ne pas l’avoir mieux connu et plus sollicité. C’était un grand timide, et nous n’avions pas le désir de le bousculer. Mais j’aurais tant aimé avoir partagé plus de conversations, plus d’échanges de connaissances car pour nous (à la rédaction, et aussi pour les auteurs), c’était un peu notre père spirituel, au fond. J’avais eu la chance de me rendre chez lui et découvrir l’artiste dans son environnement.
Quand on pense au calvaire de sa jeunesse, le franquisme, les camps en déportation, et de l’imaginer à la sortie de Mauthausen, dans le dénuement le plus total, et pourtant plein de créativité et d’envie de vivre... Il n’en parlait jamais et je peux te dire qu’au journal, très peu savaient ce qu’il avait vécu. C’est le syndrôme partagé par beaucoup de rescapés, qui ne veulent pas ressasser et préfèrent se tourner vers l’avenir.

Quand il est mort, le journal a évidemment fait ce qu’il fallait, a conçu un numéro en son honneur, etc. Le choc était très grand et nous réalisions combien nous lui devions. Je pense d’ailleurs qu’on n’a pas fini de réévaluer sa place dans le monde de la BD et de l’illustration.
Et si je devais résumer son style ou son trait, je dirais qu’on y retrouve de la rondeur et de la gentillesse, pas une trace d’agressivité, même lorsqu’il dessine un personnage de policier. D’ailleurs, son père avait fait partie de la Guardia Civil (avec sabre au ceinturon, etc.) ce qui est assez étonnant si on y pense.
D’un mot, je dirai que son dessin traduisait toute sa bienveillance.

- Claude Bardavid  (Arrivé à la rédaction du journal en 1972)

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Le journal avait concocté un numéro spécial en hommage à Arnal, qui parut en janvier 1983. On y trouvait notamment ces deux pages, qui résumaient un peu le sentiment général à l'époque. (Il y avait également une courte biographie, des hommages en BD, etc...) :



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Toute la tendresse d'Arnal, qui s'exprimait toujours poétiquement à travers son bestiaire, avec cette illustration pour le journal Roudoudou :


Ci-dessous : dessin destiné à Pif-Gadget par l'italien Giorgio Cavazzano, en 1989.
Il y dessinait Arnal face à un Pif "new look", avec une référence directe à sa généalogie en présentant son ancêtre espagnol Top - que l'on considère assez généralement comme le "papa" de Pif le chien :
En 1980, Arnal avait écrit et dessiné un récit fantasmé, le dernier de sa carrière d'auteur de bandes dessinées. Destiné à l'Almanach de l'Humanité, il avait un caractère très autobiographique, comme un songe éveillé au pays de la BD. Il y croisait même... Mandrake !
Le dernier dessin de ce récit (qui, pour des raisons de retards postaux, ne fut pas publié à l'époque et resta même inédit à la mort d'Arnal !) c'était Arnal lui-même... et cet autoportrait avec sa signature représente sans doute le point final et le tout dernier dessin de sa carrière...

Pour mieux connaître le parcours de José Cabrero Arnal, il existe cet ouvrage qui est un peu la biographie définitive, permettant au passage de découvrir également l'étendue de son travail en Espagne, avant la guerre.
Il est écrit par Philippe Guillen, qui y fait œuvre d'historien :


jeudi 23 juillet 2020

Dr Justice, 50 ans c'est OUF !

Après Rahan, il fut le personnage d'aventures le plus célèbre de Pif-Gadget.
Créé en juin 1970, Docteur Justice réunissait tous les critères du héros d'action idéal pour les lecteurs (et lectrices !) : beau gosse, médecin et aventurier, généreux,  intrépide, et... maître du judo !










Pour l'occasion, ce 3ème numéro de la OUF-Gazette est en grande partie consacré à ce personnage, sa création, ses auteurs, et la manière dont le thème de la série fut précurseur de la vogue pour le judo, karaté et kung-fu auprès des jeunes au milieu des années 70 (et de le gloire de Bruce Lee, 3 ans après la naissance de Dr Justice !), mais anticipait également la création de Médecins sans frontières (fin 1971) !


Un film de 20 min, réunissant de très nombreux documents et archives vient compléter cette évocation, à laquelle participent 3 rédacteurs en chef successifs de Pif-Gadget et un historien de la BD !

Autre événement :


En septembre 1979, il y a donc plus de 40 ans, François Corteggiani créait pour le journal un nouveau personnage loufoque : Pastis !
Pour la première fois, il prépare l'intégrale des récits de son personnage et nous a réservé la primeur de l'info et quelques documents, avec un entretien.

D'autres rubriques et plusieurs dossiers à télécharger sont également présents dans ce numéro exceptionnel ! 53 pages couleurs, bourrées à craquer, et le film de 20 min à visionner en exclusivité !

Il serait temps de vous abonner (pour recevoir également les 2 numéros précédents... et les 3 à venir) ! En cadeau, vous recevrez également un numéro interactif de Confiné-Gadget, publication du printemps 2020 !
(Voir en bas de page)

Afin de permettre de découvrir la publication, et ce numéro en particulier, vous pouvez en découvrir une partie (34 pages) en basse résolution, et évidemment SANS les liens pour visionner le film ou télécharger les dossiers d'archives ! Cliquez sur la couverture :


Pour toutes les infos : pif-film@orange.fr


lundi 25 février 2019

Il y a 50 ans...

Ce projet audiovisuel a pour vocation de raconter par l'image, et surtout par les témoignage de ceux qui y ont participé, l'histoire de ces "journaux illustrés" qui ont marqué plusieurs générations. 
Evidemment, le titre que la majorité d'entre nous connaît le mieux, c'est PIF-GADGET.

Ce journal annonçait une révolution totale de la presse jeunesse, alliant richesse et qualité de contenu avec un sens de l'accroche marketing hors-pair. (même si le terme "marketing" était alors soigneusement évité, conscience politique et sociétale oblige !)

Nous nous devions de marquer le coup :
les souscripteurs du projet ont reçu dans leur boîte mail un copieux dossier qui non seulement donne accès à un film inédit de 26 min, où Georges Rieu (rédacteur en chef qui créa la formule Pif-Gadget), Richard Medioni (concepteur d'une partie du contenu, notamment le journal des jeux, avant d'en devenir à son tour rédacteur en chef 2 ans après), rejoints dans les témoignages par Kamb, Gotlib, Cance, Yannick, Godard...

Surtout, on y raconte la manière dont ce nouveau journal fut lancé, avec quelques documents restés inédits. PIF-GADGET fut - il convient de le répéter - le plus gros tirage de la presse jeunesse des années 70... dans le monde !


 
"Pif-Gadget, à mon avis, est la chose la plus importante qu'il y ait eue en bande dessinée - même plus importante que les grands journaux comme Pilote ou A Suivre (...) C'est une question de marketing, de trouvailles éditoriales..."   Marcel Gotlib, interviewé en 2011

Ci-dessous : image possible de l'un des premiers lecteurs de ce nouveau Pif. Photo prise par Gérard Lavalette lors du tournage d'une séquence pour le projet documentaire, chez un marchand de presse du 11ème arrdt de Paris (qui a aujourd'hui fermé ses portes).  Tout et (presque) d'époque... ;-)
Les 3 étapes de la transmutation : le dernier numéro de "Vaillant le journal de PIF" (48 pages), le test de maquette pour le changement de formule à venir (logo stylisé, mais déjà le rouge dominant et le format 80 pages à dos carré) et le premier numéro de "PIF et son gadget surprise", destiné à devenir 1 an 1/2 plus tard, simplement "Pif-Gadget" :

RAPPEL :
Il est toujours possible de prendre le train en route et souscrire pour soutenir ce projet aujourd'hui !

Soudain, vous recevrez plein d'infos par mail, des dossiers thématiques, des archives jamais vues, des liens privés vers des films inédits... !
De quoi se replonger dans l'univers et la souvenirs liés à "Pif-Gadget" et aussi à son prédécesseur "Vaillant" ! 
 
Pour toutes les infos (et s'abonner aux dossiers interactifs, ou même devenir souscripteur de tout le projet) écrire à :  



mardi 19 juillet 2016

Souscription

SOUSCRIPTION AU PROJET
"PIF-GADGET - VAILLANT"
Nos enfances illustrées, en films et clips


Les lectures illustrées pour la jeunesse, issues de Vaillant, qui deviendra en 1969 Pif-gadget, ont une histoire extraordinaire.
Cette histoire a accompagné un demi-siècle de la vie des enfants et révélé un nombre incroyable d'auteurs, créé des personnages et quelques mythes, suscité des engouements…

Depuis quelques années, la plupart de ceux qui ont participé à cette aventure (qui pouvaient témoigner), se sont prêtés à une série d'entretiens filmés, et les archives accumulées ont permis de reconstituer visuellement l'histoire.

Cela vous amuserait-il de suivre chronologiquement (ou par thèmes) les lectures et la vie des lecteurs (vous, vos parents, ou même vos grands-parents !) sur plusieurs décennies ?
Retrouver, au fil des lectures de ces enfants que nous fûmes, leurs loisirs et leurs passions, l'évolution de ce que la société leur destinait, mais également le contexte sociologique qui a permis la naissance puis les transformations d'un journal exceptionnel ? Eh bien, tout cela sera raconté dans ce vaste projet documentaire en 2 parties, fourmillant d'anecdotes, de témoignages exclusifs et inédits, d'archives historiques et de récits humains !



Pas seulement la nostalgie de "camarades" (d'école ou de parti !), mais une véritable exploration chronologique de ce qui fait AUSSI la culture populaire, particulièrement lorsqu'elle s'adresse aux enfants.


Ce projet se présente en 2 volets :

1 - un projet documentaire (en cours de production) consacré à l’histoire du journal Vaillant, jusqu’à son changement de titre. Un quart de siècle d’évolution de cette lecture jeunesse, qui accompagne une évolution radicale de la société et du rapport entre le PCF et de ses publications.
De la sortie de la Guerre jusqu'aux années marketing, en passant par les révolutions culturelles des années 60
2 - L’aventure Pif-Gadget, à travers plus de 30 séquences et clips thématiques et chronologiques pour découvrir l’incroyable parcours de ce journal hors-normes, sa manière de capter ses lecteurs et traduire l’évolution de la société... et bien sûr la saga des gadgets... qui revivent à l’écran !





Il y a (déjà !) 5 ans, une souscription avait permis de financer des tournages d'entretiens et des reconstitutions avec des enfants (ceux des anciens lecteurs, souvent…), et nous préparions pour eux l'année dernière un coffret DVD exclusif…
Le projet a pris du retard (notamment en raison de contingences inattendues, en particulier côté diffuseurs TV !) mais se poursuit et se développe ! Et d'ailleurs, il ne s'agit plus de DVD (format obsolète, à qualité d'image et durée limitées) mais un tout autre support vidéo ! (C'est encore un secret).

Les souscripteurs découvrent toutes les facettes de cette histoire... par séquences et clips, envoyé via des bulletins d'infos, eux-mêmes garnis d'informations et documents inédits !
Les souscripteurs pour l'ensemble du projet recevront en fin de projet un énorme livre collector, bourré d'archives, témoignages et illustrations inédites, un support vidéo HD dédié, ainsi que quelques "goodies" pour l'accompagner. Un objet qui fera vraiment la joie des collectionneurs (que nombre d'eux sont devenus...)
D'autres offres réservées aux pif-souscripteurs suivront !

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Les souscripteurs reçoivent désormais régulièrement des clips, séquences et sujets inédits nourris en archives, en exclusivité. Ces rendez-vous leur rappellent des souvenirs…

Auteurs, anecdotes en images, reconstitutions, morceaux d'histoire : au menu des bulletins d'infos garnis, que reçoivent les souscripteurs régulièrement, accompagnés de clips et séquences vidéos exclusives.


Vous pourrez recevoir régulièrement chez vous les archives, infos et surtout les liens vidéo exclusifs pour découvrir, chapitre par chapitre, toute cette aventure de la BD, et par la suite recevoir chez vous le livre collector bourré à craquer d'images, avec ses cadeaux pifesques ! 

Publicité de 1970 pour le premier "gadget vivant" de l'histoire du journal !
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En aidant à poursuivre et conclure cet immense projet indépendant, vous contribuez à la constitution d'un véritable objet de patrimoine !

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Février 1969 :
La presse familiale publie un encart publicitaire pour annoncer la création d'un nouveau journal, qui est en réalité la continuation modernisée du journal "Vaillant".
Ce nouveau titre s'intitulera "Pif et son gadget surprise". Le début d'une nouvelle aventure de la presse jeunesse...

Ci-dessous :
quelques intervenants et gadgets, pour ce projet mutliforme.



TEASER :
Il condense en 6 mn des témoignages, des archives, gadgets, enfants, et lève un peu le voile sur le contenu d'une quarantaine de séquences. Il regroupe et enrichit en même temps les 2 clips-annonces publiés précédemment :

(cliquer sur l'image)
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POUR SOUSCRIRE :
(Infos mises à jour en 2022)

1. Vous pouvez décider de simplement vous abonner au bulletin illustré (qui est devenu la "OUF-Gazette" illustrée en juin 2020 !) et recevoir régulièrement par mailing les liens pour visionner en exclusivité des séquences du film en cours de réalisation ou des clips "bonus", et découvrir des archives historiques, avoir accès à des images inédites... Pour juste 25 €, revivez par épisodes la saga Vaillant et Pif-gadget, ses auteurs, ses moments forts, les gadgets qui ont marqué vos enfances, etc...

2. Vous pouvez souscrire à l'ensemble du projet et son contenu vidéo (5 heures de films et archives inédits + de nombreux bonus, en édition limitée réservée à cette opération...) et être abonné également à la OUF-Gazette, recevoir les fiches et dossier précédents, avoir accès à ds offres et cadeaux spéciaux. Un hors-série papier, avec bonus et cadeaux pour les abonnés, reprendra les thèmes et offrira surtout une grande quantités d'archives, souvent inédites ! Il sera envoyé directement aux souscripteurs à sa parution (tirage très limité) Ce seront 60 € bien investis ! (si vous vivez hors de France métropolitaine, écrivez-nous d'abord car des frais postaux devront se rajouter !)

3. Ou bien vous pouvez décider de soutenir encore plus vigoureusement le projet en allant au-delà - et en recevant d'ailleurs un petit cadeau de remerciements "Pif-Vaillant" supplémentaire ! Il s'agira d'un exemplaire du journal, d'un objet en relation avec Pif... ou d'un souvenir correspondant à l'âge que vous aviez quand vous lisiez le journal !

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Pour toutes les infos (et s'abonner aux dossiers interactifs, ou même devenir souscripteur de tout le projet) écrire à :  

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Notre ami Jacques KAMB, qui fut un dessinateur de presse renommé, avant de devenir l'auteur de BD qui aura travaillé le plus longtemps pour le journal (de 1951 jusqu'à la fin !) nous a quittés le 6 février. Il avait soutenu ce projet depuis le début et avait même décidé de sortir de sa retraite pour publier, en accompagnement de cette réalisation, un ultime "Dicentim poche" qui renouait avec ce personnage très aimé des lecteurs.
Le projet lui est désormais dédié.